Récit des FAC : Le Mat 1 Moreau pourchasse un sous-marin américain lors du RIMPAC

Vidéo / Le 9 décembre 2016

Transcription

J’étais vigie à l’époque, et l’appareil est descendu si bas que j’aurais pu lancer une roche de l’endroit où je me tenais et l’atteindre.

Nous nous sommes fait suivre par un avion alors que nous étions en route vers le Moyen-Orient. Ce n’était pas un chasseur; il ne transportait pas de missile. Disons que ça a amené toute une prise de conscience.

C’est là que j’ai vraiment réalisé que ce que nous faisons, c’est du sérieux, et que les choses peuvent se mettre à aller mal très rapidement si nous ne sommes pas attentifs à ce que nous faisons.

Je suis le matelot de 1re classe Christopher Morrow et je compterai bientôt sept ans de service. Je suis l’un des opérateurs de sonar à bord du NCSM Vancouver.

Nous sommes les membres de l’équipage qui détectent et pourchassent les sous-marins. Pour nous c’est plus complexe, car nos navires font beaucoup de bruit.

Les sous-marins sont tellement plus silencieux. Notre tâche est donc très difficile : ça prend la collaboration de tout l’équipage à bord pour faire notre travail.

Il y a différents modes dans lesquels nous nous mettons pour tenter de réduire les bruits que nous faisons sous l’eau.

Nous nous exercerons avec l’un des sous-marins américains : je crois qu’il s’agit d’un modèle amélioré de la classe Los Angeles.

Son équipage tentera de nous tirer dessus, et nous répliquerons. C’est pas mal intéressant, je n’ai jamais eu l’occasion de faire ça avant.

Je me suis déjà exercé avec des sous-marins canadiens, mais je n’ai jamais eu la possibilité de lancer une vraie torpille. Celle-ci n’est pas armée, mais ça devrait être très intéressant.

Mon grand-père a servi dans la Marine pendant la Seconde Guerre mondiale, et mon autre grand-père faisait partie de l’Aviation; c’est donc quelque chose que je voulais essayer.

Puis j’ai eu vingt-cinq ans, un peu vieux pour devenir militaire, j’imagine; je ne faisais pas grand-chose, je venais d’être mis à pied et je me suis dit que c’était l'occasion parfaite. J’ai donc décidé de m’enrôler.

J’adore vraiment mon travail ; je ne peux pas m’imaginer faire autre chose.

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