Récit des FAC : Pas de travail de bureau pour la Mat 3 Mellett!

Vidéo / Le 8 mai 2017

Transcription

Après avoir terminé mes études, je voulais relever un défi; je ne voulais pas d’un travail qui m’oblige à passer quarante heures par semaine assise derrière un bureau. Je cherchais un emploi qui me ferait voir du pays et me ferait vivre toutes sortes d’expériences. J’ai aussi été intéressée par la Marine, car c’était un bon choix pour voyager et les déploiements avaient l’air tout simplement fantastiques.

C’est la vue que vous avez tous les jours. Je suis Kristen Mellett, matelot de 3e classe dans la Marine royale canadienne. L’équipe des communications navales travaille avec des ordinateurs à bord du navire. C’est un cours d’une durée de trois mois et à la fin, vous êtes affecté, habituellement à Halifax ou à Victoria. Que ce soit l’une ou l’autre, je ne me plaindrai pas; ce sont deux villes magnifiques.

Nous interprétons des signaux lumineux environ quatre fois par jour; ces signaux nous transmettent un message en code morse; un signal plus long a une certaine signification, et un signal plus court en a une autre. Quand il y a une pause, ça signifie habituellement le début d’un nouveau mot ou d’une nouvelle phrase. Une fois que vous êtes parvenus à un certain niveau, c’est un message au complet qui vous est transmis. C’est une compétence que nous utiliserons pas mal sur les navires.

Les drapeaux sont importants parce qu’ils sont utilisés assez souvent sur les navires. C’est un système à peu près basé sur les lettres de l’alphabet. Il y a des chiffres aussi, et les drapeaux servent à transmettre des messages. La technologie fait parfois défaut, surtout quand on se trouve au beau milieu de l’océan. Il faut autre chose.

J’ai aimé l’instruction de base. C’était dur au début; on vit une sorte de choc culturel quand on se trouve dans ce genre d’environnement. C’est vrai qu’on vous met au défi sur le plan mental pour voir comment vous vous débrouillez quand vous devez faire des choses auxquelles vous n’êtes pas habituées. Les instructeurs sont bons dans ce qu’ils font, ils vous préparent bien à leur façon.

À ma dernière journée à bord de l’Orca, le réservoir d’eaux usées a débordé. Ça m’a initiée au côté parfois dégoûtant de la vie à bord d’un navire. C’est une bonne leçon à retenir. À la fin de mon séjour, je m’étais faite de très bons amis et j’ai vraiment mis en pratique ce que j’avais appris tout au long du cours. C’était bien de constater qu’au final, tout ça en avait valu la peine!

Date de modification :