Récit des FAC : La « route vers les étoiles » du Lcol Jeremy Hansen #MonRécitFAC

Vidéo / Le 30 septembre 2016

Transcription

J’ai été mis au défi, à maintes reprises, est cela m’a réellement préparée à ce rôle. Tant de facettes de l’Aviation royale canadienne, de ma carrière comme pilote de chasse, m’ont mis au défi. Passer d’un petit aéronef aux commandes d’un CF‑18 a nécessité énormément de travail. J’ai dû passer de longues journées à étudier, à me préparer mentalement pour chaque vol, et à le pratiquer. Ce sont ces compétences qui me serviront à bord de la Station spatiale internationale où je représenterai le Canada.

Je suis le lieutenant‑colonel Jeremy Hansen, astronaute de l’Agence spatiale canadienne et membre de l’Aviation royale canadienne.   

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu explorer l’espace. Je regardais les images d’humains sur la lune et je me disais « Wow, j’aimerais faire comme eux ». Après avoir assisté à un spectacle aérien, où j’ai vu des aéronefs de l’ARC en vol, dont le CF‑18, je me suis dit que j’aimerais devenir pilote! Voilà le chemin que j’ai emprunté pour avoir la tête dans les étoiles.

Je voulais absolument devenir pilote de chasse et j’ai commencé à étudier les options : comment devient-on pilote de chasse? Je me suis dit qu’il me fallait un diplôme et le Collège militaire royal me semblait l’endroit idéal pour l’obtenir. Tout est payé sous forme de bourse. Au fond, on est payé pour aller à l’école, mais ce n’est pas de tout repos. C’est l’une des choses les plus difficiles que j’ai accomplies dans ma vie, mais j’ai beaucoup appris. Le Collège a jeté les bases d’une carrière dans l’Aviation royale canadienne et m’y a préparé.

La première sortie dans l’espace d’un astronaute est un événement important. C’est l’une des tâches les plus difficiles et dangereuses que nous accomplissons. Cela nécessite vraiment beaucoup d’entraînement et de préparation, mais, d’après ce que j’ai entendu, rien ne peut vraiment nous préparer à cette première sortie en apesanteur de l’écoutille du sas pointé vers la surface de la Terre. Apparemment, en sortant de l’écoutille on a l’impression qu’on va tomber et s’écraser sur la Terre. Beaucoup d’astronautes vous diront qu’il est difficile de lâcher la rampe; on s’y agrippe de toutes nos forces parce qu’on ne veut pas aller s’écraser sur la Terre. Il suffit de se raisonner mentalement, de se dire qu’on ne tombera pas, qu’on est dans un environnement de gravité zéro et que tout ira bien.

Bien sûr, je ressentirai de la peur, mais j’ai appris à composer avec.

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