Récit des FAC | Comment le Cplc Rowan a secouru un alpiniste d’une crevasse

Vidéo / Le 22 septembre 2017

Transcription

Deux alpinistes français participaient à une expédition de ski à l’extrémité nord de l’île de Baffin. Un homme a fait une chute de 70 pieds dans une crevasse. Sa copine avait un téléphone satellite et elle a pu appeler des secours. Nous nous sommes mis à leur recherche et les avons trouvés. Nous avons dû installer un système de montagne sur le glacier afin de pouvoir descendre quelqu’un dans la crevasse pour sortir l’homme de là et emmener les deux alpinistes en lieu sûr. Il avait quelques blessures mineures au genou, à l’épaule, aux côtes, ce genre de choses. Personne d’autre n’aurait pu le secourir, c’était donc incroyable de pouvoir être là, d’utiliser nos compétences et de ramener quelqu’un chez lui en toute sécurité.

Bonjour, je suis le caporal-chef Geoff Rowan. Je travaille comme technicien en recherche et sauvetage au sein du 417e Escadron Cold Lake. Bien sûr, le travail comporte ses risques et ses avantages. Lorsque nous avons l’occasion d’effectuer des sauvetages, nous avons la satisfaction de réunir quelqu’un avec sa famille, ses amis et ceux qui lui sont chers. C’est un sentiment incroyable. Nous sommes prêts à aller sur le terrain et à mettre potentiellement nos vies en danger pour sauver quelqu’un. Nous avons cependant une bonne formation qui nous permet de prendre les bonnes décisions afin d’éviter le pire.

Nous vivons d’intenses expériences ensemble pendant la sélection et l’année de formation. Nous travaillons par la suite en équipe de deux, nous nous connaissons donc tous très bien. C’est comme travailler chaque jour avec son meilleur ami.

Quand je prends un peu de recul pour regarder quelques années en arrière, lorsque ma passion pour l’escalade de rocher était à son plus fort et que je voulais en faire mon métier, je m’étais alors intéressé à la recherche et sauvetage en montagne, et c’est le métier de technicien en recherche et sauvetage qui en est ressorti. À ce moment-là, je n’étais pas prêt et je ne tenais pas à joindre les forces armées, c’est donc un peu ironique que, 20 ans plus tard, je fasse ce travail dans les Forces alors que je ne pensais jamais m’enrôler. Je fais l’un des meilleurs métiers au monde. Je ne voudrais être nulle part ailleurs.

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