Récit des FAC : Comment le Cplc Delage a sauvé un ingénieur de bateau-remorqueur ayant subi de graves brûlures.

Vidéo / Le 23 janvier 2017

Transcription

Le 27 mars 2012, la journée de ma fête, nous avons reçu un appel au sujet d’un bateau-remorqueur sur le lac Ontario, il s’agissait d’un bateau-remorqueur américain.

Il y avait eu une explosion dans la chambre de soubassement, là où se trouvait l’ingénieur à ce moment, et il avait souffert de brûlures sur environ 85 % de son corps. Il était donc en très mauvais état.

Je suis le Caporal-chef Steve Delage. Je travaille actuellement avec le 435 Escadron en tant que technicien en recherche et sauvetage.

J’étais assez fâché cette soirée-là, nous étions dans un hélicoptère Griffon de Trenton, il y avait deux techniciens en SAR à bord. Nous avions emmené l’un des techniciens en SAR qui était censé être à bord du Earthly, un bateau de La Garde côtière, mais les conditions faisaient en sorte qu’ils ne pouvaient pas se rapprocher.

En raison de la météo et l’obscurité de la nuit, nous devions nous faire hisser dans l’eau, probablement à 75 pieds du bateau, et nous devions nous rendre à la nage puis grimper le bord du bateau avec de gros pneus et tout notre équipement. Nous avons pris soin de cette personne qui avait subi de graves brûlures, et il a été transporté à l’hôpital de Belleville par avion.

L’autre technicien en SAR est resté sur place et s’est occupé des cinq autres passagers jusqu’à ce que ce soit possible de les transférer au bateau de La Garde côtière. Tout le monde a pu retourner à la rive en sécurité par la suite.

Ce travail peut être assez intéressant. Tu te fais appeler à 2 heures du matin, tu sors du lit, tu effectues une mission, et six heures plus tard tu reviens à la maison, tu retournes au lit, puis tu regardes ton épouse et tu dis « Bon, je viens de faire ça ».

Je suis marié et j’ai deux jeunes enfants, donc trouver l’équilibre entre ces deux mondes représente un assez grand défi. À vrai dire, il s’agit de mon plus grand défi.

Une des choses uniques à propos de nous, dans le milieu de recherche et de sauvetage, est que nous sommes un petit groupe de personnes. Nous nous entraidons. Une fois, lorsque j’ai été envoyé en mission, un de nos collègues de travail m’a dit qu’il allait chercher mes enfants et en prendre soin pendant mon absence.

J’ai le sentiment que ce n’est pas moi qui me mets en danger lorsque je secours des personnes, je sens que c’est eux qui ont besoin d’aide, et que c’est mon travail de les aider.

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