Récit des FAC | Capt Jenn Jackson, survivante du cancer du sein : « Je suis encore ici. Je danse toujours. »

Vidéo / Le 13 octobre 2016

Transcription

C’était en octobre, le mois du cancer du sein, alors je me suis dit que je devrais faire un test de dépistage. J’ai été étonnée d’apprendre qu’il y avait quelque chose d’anormal.

En novembre 2014, j’ai reçu le diagnostic selon lequel j’étais atteinte de deux différents types de cancer du sein. 

Je suis la capitaine Jenn Jackson, et je suis officier des affaires publiques dans les Forces armées canadiennes, basée à la BFC Esquimalt. L’entraînement et la compétition en danse latine et de salon ont toujours occupé une grande partie de ma vie. Alors, lorsque j’ai reçu mon diagnostic de cancer du sein, l’un des sujets que j’ai abordés avec les professionnels de la santé concernait le fait que je voulais continuer de danser pendant mes traitements.

Les performances que j’ai réalisées, et même la compétition à laquelle j’ai participé n’ont constitué qu’une façon de garder ma motivation, quelque chose de concret sur lequel je pouvais travailler et me concentrer pendant que j’étais malade; autre que celle d’être malade.

Les six mois de chimiothérapie ont sans doute été la partie la plus difficile du traitement. J’ai perdu tous mes cheveux. Lorsque vous tombez malade, surtout en tant que membre des FAC, c’est toujours angoissant.  À part le fait d’être malade, vous ne connaissez pas les prochaines étapes. Les professionnels des Services de santé ici ont été incroyables. Suite à ma chirurgie, j’ai eu quelques complications, et j’ai vu un membre du personnel infirmier tous les jours pour traiter certaines plaies qui ne guérissaient pas comme prévu. J’ai également vu le médecin régulièrement, simplement à des fins d’évaluation. Juste pour effectuer un suivi et voir comment les choses se passaient. Si j’avais une journée particulièrement mauvaise, je pouvais communiquer avec une infirmière en santé mentale, je n’avais qu’à lui passer un coup de fil.  Elle me rappelait, on parlait et on trouvait des solutions. Tout le monde m’était toujours d’un grand soutien. Je recevais le même message du commandant et de la part de mes collègues, me disant de simplement me concentrer sur ma guérison, et qu’ils avaient hâte que je revienne travailler.

Je veux tout simplement dire que, c’est incroyable, je ne peux pas croire que j’ai vraiment vécu tout ça. Et que je suis encore ici. Je suis heureuse, je suis optimiste et je danse toujours. Je suis toujours dans les Forces et je fais toujours ce que j’aime.

Date de modification :