Récit des FAC : Le Cplc Bastille survit à six heures de plongée.

Vidéo / Le 31 mars 2017

Transcription

Le plongeur de combat en théâtre est un des premiers gars à être envoyé à l’avant afin d’éclairer tout ce qui est engins explosifs, tout ce qui est mines probables.

On est envoyés pour clairer des routes. Fait que de un, c’est vraiment un métier à risque.

Mais la compétence que les gars reçoivent, l’entraînement qu’ils reçoivent, ils sont prêts, on est tous prêts à ça. On est entraînés, on est confiants dans nos compétences pour accomplir ces tâches-là.

Mon nom est Marc-André Bastille, je suis caporal-chef au 5e RGC, puis je suis plongeur de combat pour les ingénieurs de combat.

C’est une des plus dures de l’Armée canadienne, côtés physique et mental.

On a passé six heures dans l’eau à scruter, tout simplement à regarder tous les obstacles qu'il y avait sur les berges. S’assurer que tout était praticable, pour les forces ennemies qui pourraient s’en venir. Après ces six heures là, qu’est-ce qui est arrivé, on est tellement restés longtemps dans l’eau que le froid avait pris dans la nuit, fait que quand on est sortis de l’eau, tout notre équipement avait complètement congelé, puis il a fallu qu’on continue avec ça pour une extraction qui était cinq kilomètres plus loin.

Être dans l’inconfort, dans l’eau, ne pas savoir si je vais me noyer ou je vais rester encore. T’sais, je ne suis pas le gars le plus à l’aise dans l’eau… auparavant, là, présentement je le suis plus avec l’expérience de plongée, mais auparavant, je n’étais pas le gars le plus à l’aise, la seule affaire qui me gardait dans l’eau c’était la volonté de rester là, fait que. Depuis que je suis jeune j’ai toujours été intéressé dans les jobs qui avaient plus de momentum, de quoi de plus physique, là. Notre travail, nous, quand on fait ça c’est vraiment de s’assurer que la berge est claire afin d’amener les éléments amis sur place, de faire sauter les obstacles, si on fait une tête de pont à grande envergure, il faut être sûrs que les bateaux puissent rentrer pour l’heure dictée. Puis par la suite, c’est s’assurer que toute la mobilité, toutes les routes, pour que la force qui suit, soient en mesure d’être praticables. C’est sûr, sur le plan familial des fois il y a des répercussions. Si on prend présentement, moi j’ai un enfant, j’ai une femme, puis des fois ils ne me voient pas souvent à cause que je m’implique beaucoup dans mon travail.

Ça prend vraiment une famille soudée vraiment pour bien supporter ça là. Je sais que ma femme, elle me supporte à 100% dans qu’est-ce que je fais. Elle approuve qu’est-ce que je fais à 100%, elle est très fière de qu’est-ce que je fais. Bien, c’est ça qui fait qu’on va toujours vouloir amplifier notre travail puis faire encore mieux là-dedans parce qu’n fait ça pour eux. On fait ça pour tout le monde, tout le monde du pays, là.

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